Après avoir formé le groupe avec Ray Davies, Pete Quaife a été de tous les conflits internes à cette famille musicale infernale (se positionnant en diplomate à quatre cordes au milieu de la coupe Davies permanente entre les deux frangins Ray et Dave), aussi bien qu'acteur musical trop négligé des grandes heures du groupe british dans les sixties.

Son solide jeu de basse, aussi bien sur scène que sur disque, ainsi que son sens de l'arrangement juste ont bénéficié grandement au génial songwriting de brother Ray ; aux côtés du flamboyant guitariste brother Dave, Pete Quaife s'est également posé en parangon de l'élégance vestimentaire made in Kinks de ces années.
Fatigué des incessantes luttes intestines au groupe et frustré de voir ses contributions créatives remisées à un rôle de faire-valoir, Pete Quaife quitte le groupe après leur chef-d'oeuvre discographique, The Kinks are the Village Green Preservation Society (1968).

Accessoirement présent lors des raouts louant la contribution des Kinks à l'histoire de la pop, ou sollicité à l'occasion de quelque réédition discographique digne de ce nom, Pete Quaife avait préféré depuis longtemps retourner à ses activités premières, le graphisme d'art.
Les vrais fans, au-delà des sincères hommages post-mortem de rigueur de la part de ses anciens complices, savent depuis toujours ce que ce grand groupe lui doit.