citoyen lambda

carnet de route

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LES MOTS › citations

Fil des billets

vendredi 1 octobre 2010

Le chant vaut mieux que le silence


Le silence vaut mieux que la parole, mais le chant vaut mieux que le silence.

(proverbe hassidique)

lundi 19 juillet 2010

Le mal est irrémédiable

A ce moment là, j'ai du comprendre pour la première fois que le mal est irrémédiable et qu'il est impossible de réparer un tort quoi que l'on fasse ensuite. Le seul remède est de ne pas en commettre et ne pas en commettre est en ce monde l'oeuvre la plus ardue et secrète.

Erri de Luca, Pas ici, pas maintenant

dimanche 18 juillet 2010

"Parler c'est parcourir un fil. Ecrire c'est au contraire le posséder, le démêler".

Erri de Luca, Pas ici, pas Maintenant

samedi 17 juillet 2010

La mère

Enfant, je voyais en toi toutes tes années, la vie se déroulait en un jour, mourait avec le sommeil et renaissait au réveil. Au cours de la journée tous les âges passaient sur ton visage, aucun ne s'y arrêtait une heure. Tu étais l'immuable, tu naissais le matin, mourais le soir, apparaissais et disparaissais pas la même porte, introduisant la clarté du matin et la remportant derrière toi le soir, laissant un petit rais de lumière sous la porte qui fermait mal. Tous les âges en un jour : ce doit être difficile d'être regardé de façon si erronée par un fils sans jamais le savoir.

extrait de Pas ici, pas maintenant, d'Erri de Luca.

jeudi 8 juillet 2010

"Devenez, dès aujourd'hui des ombres." (Maurice Chappaz)

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mardi 6 juillet 2010

Ainsi parlait Zarathoustra - L'enfant au miroir (Friedrich Nietzsche)

Il y a bien un lac en moi, un lac solitaire qui se suffit à lui-même ; mais le torrent de mon amour l'entraîne avec lui vers la plaine — jusqu'à la mer !

mardi 1 juin 2010

Dieu / Satan

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Il y a dans tout homme, à toute heure, deux postulations simultanées, l'une vers Dieu, l'autre vers Satan. L'invocation à Dieu, ou spiritualité, est un désir de monter en grade; celle de Satan, ou animalité, est une joie de descendre.

Charles Baudelaire - Journaux intimes (1887), Mon coeur mis à nu

vendredi 28 mai 2010

Quelques syllogismes de l'amertume (Cioran)

  • « Si loin s'étend la mort, tant elle prend de place, que je ne sais plus où mourir. »


  • «Le secret de mon adaptation à la vie ? - J'ai changé de désespoir comme de chemise.»


  • «Toutes les rancunes viennent de ce que, restés au-dessous de nous-mêmes, nous n'avons pu nous rejoindre. Cela, nous le pardonnons jamais aux autres.»


  • «Rater sa vie, c'est accéder à la poésie – sans le support du talent. »


samedi 27 mars 2010

La mer joint les régions qu'elle sépare.

(Alexander Pope)

samedi 20 mars 2010

Je ne suis rien (Alvaro de Campos / Fernando Pessoa)

Du coup, en cette matinée de deuils, je reporte à plus tard les quelques billets que je voulais publier. Ma journée s'en trouve toute modifiée. Lu sur le blog de MDA, ces vers d'Alvaro de Campos (aka Fernando Pessoa) :


Je ne suis rien
Je ne serai jamais rien
Je ne peux vouloir être quoi que ce soit
A part cela, j'ai en en moi tous les rêves du monde 

vendredi 5 mars 2010

Trois citations de Georges Perros

  • On se lasse de tout, de tous, même de soi-même. Non sans toutefois se plaindre de la brièveté de la vie.
  • La poésie, c'est le temps durant lequel un homme oublie qu'il va mourir.
  • A quoi bon faire durer le plaisir, puisque c'est obligatoirement l'exténuer ?

vendredi 12 février 2010

Accablement et culpabilité

Puisqu'on ne pouvait condamner les autres sans aussitôt se juger, il fallait s'accabler soi-même pour avoir le droit de juger les autres.
Albert Camus

mardi 5 janvier 2010

Le pudding...

On doit à Robin LANE-FOX cette très belle phrase : La preuve du pudding, c'est qu'on le mange !
(dans la série L'Apocalypse)

mercredi 30 décembre 2009

Tigre maintes fois cité

TigreBorgesWeb.jpg Le Tigre, curieux magazine curieux, nous propose une longue liste de citations littéraires à propos du tigre.

dimanche 8 novembre 2009

Constat

Il se demandait s'il l'avait aimée. C'était moins et mieux : il n'y avait eu de place que pour elle.

Julien Gracq (in Un balcon en forêt)

jeudi 5 novembre 2009

Va bien falloir s'y habituer

Nous vivons comme nous rêvons - seuls.

Joseph Conrad (in Au coeur des ténèbres)

vendredi 30 octobre 2009

emportée par la vague

Je l'ai trouvée dans les bois songeait-il, et une pointe merveilleuse lui entrait dans le coeur ; il y avait un signe sur elle : la mer l'avait flottée jusqu'à lui sur une auge de pierre ; il sentait combien précairement elle était prêtée ; la vague qui l'avait apportée la reprendrait.

Julien Gracq (in Un balcon en forêt)