There is a solitude of space, A solitude of sea, A solitude of death, but these Society shall be, Compared with that profounder site, That polar privacy, A Soul admitted to Itself : Finite Infinity.
(re)trouvé sur La Main de Singe
carnet de route d'un gens approximatif qui fait un voyage inadapté (et vice et versa)
mercredi 29 septembre 2010
Par citoyen lambda le mercredi 29 septembre 2010, 09:34
There is a solitude of space, A solitude of sea, A solitude of death, but these Society shall be, Compared with that profounder site, That polar privacy, A Soul admitted to Itself : Finite Infinity.
(re)trouvé sur La Main de Singe
mardi 28 septembre 2010
Par citoyen lambda le mardi 28 septembre 2010, 09:38
Tout est prêt pour la mort, ce qui résiste le mieux sur terre, c'est la tristesse, et ce qui restera c'est la Parole souveraine. [Anna Akhmatova]
lundi 27 septembre 2010
Par citoyen lambda le lundi 27 septembre 2010, 09:44
Là-bas sur l’étang s’est tissé le rouge de l’ourlet du ciel le coq de bruyère, il se lamente, et avec lui tout gémit dans les pins le merle, lui aussi, se lamente et ne sort plus Mais en moi, rien qui voudrait pleurer, le cœur est illuminé tout autour : Ce chemin, qui se ferme vers le tournant, c’est par là que je te verrai venir, le foin, résigné, nous attend déjà, nous n’avons pas besoin de rester debout. je t’embrasse jusqu’à te boire, ma main, elle te saisit - comme on saisit une feuille. Lorsque la joie vole son sens, mot et discours sont las. J’embrasse par là les doigts, où sont drap et voile, aussi longtemps que la nuit voudra demeurer la nuit, tu resteras ivre de moi, enfant. Toi coq de bruyère, tu te lamentes donc, tu résonnes donc, pins : elle n’est pas lourde, la mélancolie là au rouge de l’ourlet du ciel [Sergueï Essenine - 1910]
(traduction / adaptation de Gil Pressnitzer, publié sur Esprit Nomades)
dimanche 26 septembre 2010
Par citoyen lambda le dimanche 26 septembre 2010, 09:52
Un article bien intéressant (comme toujours) de Gil Pressnitzer, sur le site Esprits Nomades, consacré à Ossip Mandelstam. Je n'aurai pas dit mieux. Depuis ma découverte des Cahiers de Voronej, Mandelstam m'est un compagnon précieux.
vendredi 24 septembre 2010
Par citoyen lambda le vendredi 24 septembre 2010, 07:01
Un homme
Un seul un homme
Et rien que lui
Sans pipe sans rien
Un homme
Dans la nuit un homme sans rien
Quelque chose comme une âme sans son chien
La pluie
La pluie et l’homme
La nuit un homme qui va
Et pas un chien
Pas une carriole
Une flaque
Une flaque de nuit
Un homme.
(publié aux éditions Seghers)
mercredi 7 juillet 2010
Par citoyen lambda le mercredi 7 juillet 2010, 06:47
Richard Aldington est davantage connu comme romancier (La mort d'un héros ou Tous les hommes sont des ennemis). Il fût aussi poète (entre autre) et c'est à lui que l'on doit cette Rêverie dans le jardin du Luxembourg, songe d'une histoire d'amour, publiée en 1930 et rééditée en France chez Actes Sud, en 1986, dans une édition bilingue fort à propos (il semblerait d'ailleurs qu'on ne trouve plus cet opuscule).
C'est un texte assez envoûtant, comme peut l'être le printemps à Paris et les premiers beaux jours de flânerie dans un jardin (Luxembourg ou autre). J'ai beaucoup aimé l'intrigue et cette femme. Je crois m'être laissé aller à rêver de la rencontrer à mon tour... Pourtant, je n'étais pas au Jardin du Luxembourg...
mardi 8 juin 2010
Par citoyen lambda le mardi 8 juin 2010, 08:00
L’automne me mange sa feuille dans la main : nous
sommes amis.
Nous délivrons le temps de l’écale des noix et lui apprenons à marcher :
le temps retourne dans l’écale.
Dans le miroir c’est dimanche,
dans le rêve on est endormi,
la bouche parle sans mentir
Mon œil descend vers le sexe de l’aimée :
nous nous regardons,
nous nous disons de l’obscur,
nous nous aimons comme pavot et mémoire,
nous dormons comme un vin dans les coquillages,
comme la mer dans le rai de sang jailli de la lune.
Nous sommes là enlacés dans la fenêtre, ils nous regardent
depuis la rue :
il est temps que l’on sache !
Il est temps que la pierre se résolve enfin à fleurir,
qu’à l’incessante absence de repos batte un cœur.
Il est temps que le temps advienne.
Il est temps.
Paul Celan, traduction Jean Pierre Lefebvre. © Editions Gallimard, 1998, pour la traduction française Collection « Poésie Gallimard »
mercredi 19 mai 2010
Par citoyen lambda le mercredi 19 mai 2010, 21:34
Tu es toi, même perdant. Toi et moi étions deux hier, et serons un seul demain. Le train est passé mais nous n’avons pas pris garde, alors lève-toi au complet, accompli, n’attend ici personne d’autre que toi. Ici le train est tombé des cartes à mi-parcours de la route littorale. Un feu s’est déclaré au coeur des cartes, mais un hiver tardif l’a éteint. Nous avons tant grandi, tant grandi avant de revenir à nos premiers noms...
trouvé sur le blog de Pierre Assouline.
mardi 18 mai 2010
Par citoyen lambda le mardi 18 mai 2010, 21:45
Fugue de mort
Lait noir de l’aube nous le buvons le soir
le buvons à midi et le matin nous le buvons la nuit
nous buvons et buvons
nous creusons dans le ciel une tombe où l’on n’est pas serré
Un homme habite la maison il joue avec les serpents il écrit
il écrit quand il va faire noir en Allemagne Margarete tes cheveux d’or
écrit ces mots s’avance sur le seuil et les étoiles tressaillent il siffle ses grands
chiens
il siffle il fait sortir ses juifs et creuser dans la terre une tombe
il nous commande allons jouez pour qu’on danse
Lait noir de l’aube nous te buvons la nuit
te buvons le matin puis à midi nous te buvons le soir
nous buvons et buvons
Un homme habite la maison il joue avec les serpents il écrit
il écrit quand il va faire noir en Allemagne Margarete tes cheveux d’or
Tes cheveux cendre Sulamith nous creusons dans le ciel une tombe où l’on n’est pas
serré
Il crie enfoncez plus vos bêches dans la terre vous autres et vous chantez jouez
il attrape le fer à sa ceinture il le brandit ses yeux sont bleus
enfoncez plus les bêches vous autres et vous jouez encore pour qu’on danse
Lait noir de l’aube nous te buvons la nuit
te buvons à midi et le matin nous te buvons le soir
nous buvons et buvons
un homme habite la maison Margarete tes cheveux d’or
tes cheveux cendre Sulamith il joue avec les serpents
Il crie jouez plus douce la mort la mort est un maître d’Allemagne
il crie plus sombre les archets et votre fumée montera vers le ciel
vous aurez une tombe alors dans les nuages où l’on n’est pas serré
Lait noir de l’aube nous te buvons la nuit
te buvons à midi la mort est un maître d’Allemagne
nous te buvons le soir et le matin nous buvons et buvons
la mort est un maître d’Allemagne son œil est bleu
il vise tire sur toi une balle de plomb il ne te manque pas
un homme habite la maison Margarete tes cheveux d’or
il lance ses grands chiens sur nous il nous offre une tombe dans le ciel
il joue avec les serpents et rêve la mort est un maître d’Allemagne
tes cheveux d’or Margarete
tes cheveux cendre Sulamith
Paul Celan traduction Jean-Pierre Lefebvre © Editions GALLIMARD, 1998, pour la traduction française Collection « Poésie Gallimard »
lundi 17 mai 2010
Par citoyen lambda le lundi 17 mai 2010, 21:56
AS Adam, early in the morning, Walking forth from the bower, refresh’d with sleep; Behold me where I pass—hear my voice—approach, Touch me—touch the palm of your hand to my Body as I pass; Be not afraid of my Body.
Lire Leaves of Grass (Feuilles d'herbes en français) de Walt Whitman est une magnifique expérience. Sa poésie des sens, jubilatoire et parfois grandiloquente nous emporte d'un rien. A découvrir de préférence dans une édition bilingue...
lundi 10 mai 2010
Par citoyen lambda le lundi 10 mai 2010, 21:48
D'une simple fissure, en montagne sourd une eau... discordante au goût - mi-douce, mi-dure... ambigüe, de même afin de mourir pour de vrai mille fois le jour je me prive de l'usuelle faculté de soupirer et connaitre les fins...
Ossip Mandelstam
décembre 1933
(traduction : Christiane Pighetti) - éditions Allia
dimanche 9 mai 2010
Par citoyen lambda le dimanche 9 mai 2010, 22:49
Archéologie
Quel fut ton visage, toi dont le temps dispose
selon que se perdent sur l'aire signes et verbe
et que tu erres dans le champ de la mémoire,
argile splendeur où lève le chibre vif
de l'éphèbe rouge et noir. Où l'airelle mûrit
le gel sourit sous la mince et calme lumière.
Le bélier cosse impatient à la barrière
dans une vieille poussière de tuiles roses
et de mots oubliés - ceux qu'emportent sans bruit
les boucles de laine des brebis, allant paître,
sous les débris de la vaisselle de Mycènes,
le front sec à goût de sel des morts.
Claude Michel Cluny Inconnu passager (Gallimard, 1978)
mardi 6 avril 2010
Par citoyen lambda le mardi 6 avril 2010, 06:07
J'ai bien aimé ce poème de Vénus Khoury-Ghata, affiché sur le quai de ma station de métro.

mercredi 31 mars 2010
Par citoyen lambda le mercredi 31 mars 2010, 07:21
Il n'y a pas de majuscule à la première phrase du livre, pas de point à la dernière phrase. Pas de ponctuation d'ailleurs dans ce poème sans fin , que je lis et relis depuis tant d'années, avec toujours le même plaisir de l'abandon et cette étrange intranquillité de n'y trouver jamais de clé(s) - ou trop peut-être ? - à peine du repos... C'est la découverte du surréalisme - et particulièrement La glace sans tain - qui m'a fait vraiment prendre conscience du plaisir de la dérive des mots et de l'importance de la poésie comme une forme suprême d'expression de soi et de ses émotions. C'est au moment où je "quittais" peu à peu le surréalisme pour m'ouvrir à d'autres "formes" de poésie que je suis tombé sur ce livre, sur ce long poème que j'ai immédiatement embrassé et épousé. J'y ai découvert un Tzara apaisé (après la destruction révolutionnaire de Dada), cherchant désormais à (se) construire sur un monde de ruines. L'Homme approximatif n'est plus ce prisonnier des gouttes d'eau, même s'il reste un animal perpétuel et toujours inachevé.
les routes sourdes perdaient leurs ailes et l'homme grandissait sous l'aile du silence homme approximatif comme moi comme toi comme les autres silences
Par citoyen lambda le mercredi 31 mars 2010, 06:07
Quelle belle découverte (il y a bientôt trois ans) que Maram al-Masri, poétesse d'origine syrienne, avec ce recueil illustré par Youssef Abdelké. C'est une poésie simple, avec peu d'images, qui évoque le désir inassouvi et impossible à assouvir, le manque de l'être aimé et le face-à-face avec soi-même.
Quelle est cette rumeur ? Une fleur qui s'épanouit, un cheval qui hennit. Ce spectacle ? Des nuages qui embrasent mon giron et une pluie torrentielle... * M'abandonneras-tu ? Qui donc verra la robe de ma nudité dans laquelle je suis vraiment belle ? * Mon ombre suivra ta trace, si tu t'en vas, pas à pas, devant, pas à pas, derrière... Comme le péché, je m'attache à toi et ne veux pas de salut...
Maram al-Masri - éditions Al Manar, collection Méditerranées
mardi 30 mars 2010
Par citoyen lambda le mardi 30 mars 2010, 07:30
Ce recueil de textes écrits à quatre mains selon le principe de l'écriture automatique, est un livre "majeur" pour moi et pour mon goût à la poésie, au même titre que Rimbaud (Une saison en enfer, les illuminations). Et plus particulièrement le premier des textes qui ouvre le recueil : la glace sans tain. Plus qu'un texte ou un assemblage de phrases et de mots, c'est comme un rêve sans fin qui m'habite et m'absorbe, au même titre que l'homme approximatif, de Tristan Tzara.
Prisonniers des gouttes d'eau, nous ne sommes que des animaux perpétuels
.
lundi 15 mars 2010
Par citoyen lambda le lundi 15 mars 2010, 00:38
Bien sûr qu'on ne doit pas rêver quand il ne faut pas C'est pourtant quand il ne faut pas que l'on rêve et que battent à tous les vents les portes qui vont en dérive et que sans réfléchir on prend parce parce que Oui je jure que ma vie est allée par là sans que rien ne m'y force Alors vie et mort me sont entrelacs piège à double face J'ignore les soucis des jours et des nuits dont s'embarrassent mes confrères en Arts et Lettres Je poursuis toute autre chose pour ce faire
extrait de Une vie ordinaire, Gallimard, collection Poésie
mardi 23 février 2010
Par citoyen lambda le mardi 23 février 2010, 07:47
Découvrir un nouveau poète dont on se sent "proche", est toujours une aventure, comme une histoire d'amour qui commence. Ma rencontre avec Lucien Becker est encore trop récente et je garde pour moi nos moments d'intimité. Mais je vous invite à lire la page qu'Esprits Nomades lui a consacré.
lundi 8 février 2010
Par citoyen lambda le lundi 8 février 2010, 07:49
(Lucien Becker)

jeudi 4 février 2010
Par citoyen lambda le jeudi 4 février 2010, 21:19
Ai trouvé la porte de ce poète belge par son recueil Secours qu'appellent les chiens (Cheyne éditeur)
Et sache maintenant Qui n'a plus à être cherché. Ecris avant que le corps brûle. Laisse toute coïncidence. Que la distance soit ton baiser. Nourris-toi de ce qui t'écarte.
jeudi 28 janvier 2010
Par citoyen lambda le jeudi 28 janvier 2010, 23:57
la beauté, c'est que tout va disparaitre et que, le sachant, tout n'en continue pas moins de flâner.
Guy Goffette
dimanche 6 décembre 2009
Par citoyen lambda le dimanche 6 décembre 2009, 23:29
C'est l'objet qui m'a attiré de prime abord : un livre magnifiquement édité et imprimé par Harpo &. Mais sitôt coupées les pages, je me suis senti tout de suite happé par les poèmes de Mandelstam, écrits alors qu'il était assigné en résidence (avant de mourir dans un camp de Sibérie un année après). Où comment le poète, même dans sa solitude et son tragique destin sait nous faire partager la chaleur qui habite son coeur...
vendredi 4 décembre 2009
Par citoyen lambda le vendredi 4 décembre 2009, 20:18
Léna
Je pense à toi
et ton image bâtit autour de moi une forteresse à tel point inébranlable
que ni le bélier des nuages
ni la poix molle de la pluie
ne peuvent rien
ô ma citerne de silence
contre le mur percé d'étoiles dont tu m'as circonscrit
Les chiens rampent et les gens
jouent des coudes ou poussent des cris
Le manège sans orgue ni flonflons du monde
tourne
avec son auréole d'yeux d'enfants
jeu de bagues des Paradis
Je rêve en toi
ma citadelle sans fossés ni pont-levis
sans murs sans tours sans pierres ni mâchicoulis
Je m'endors en buvant le vin très dense de ton ombre
qui couvre de son architecture sans autre poids que celui qui se compte aux balances d'obscurité et de lumière
tous les monts et tous les champs
toutes les vignes et tous les pays
Jadis
ma bouche narguait le beau temps
alors que mes regards ne redoutaient rien tant
que l'ouragan de l'univers
Ignorant si j'étais une bête
un arbre
un homme
des vents absurdes me drossaient
mes bras en tout sens battaient l'air
et mon destin tombait comme tombent des pommes
Mais aujourd'hui
ô toi si pâle
parce que tu es mon ciel et le double miroir qui multiplie les murs et verse l'infini dans ma prison
j'écoute le sifflet des nuages
je ne crains plus rien ni personne
je parle aux neiges de l'hiver
Ce poème de Michel Leiris est extrait du recueil Haut Mal, publié par les éditions Gallimard, collection "Poésie".
mardi 1 décembre 2009
Par citoyen lambda le mardi 1 décembre 2009, 20:38
... est un poème de Tristan Tzara, habitant l'air et la lumière, et même la chambre mansardée de Monsieur Bleu Bleu.
je pense à la chaleur que tisse la parole
autour de son noyau le rêve qu'on appelle nous
samedi 21 novembre 2009
Par citoyen lambda le samedi 21 novembre 2009, 23:07
Dans les rues de la ville il y a mon amour. Peu importe où il va dans le temps divisé. Il n’est plus mon amour, chacun peut lui parler. Il ne se souvient plus; qui au juste l’aima ? Il cherche son pareil dans le voeu des regards. L’espace qu’il parcourt est sa fidélité. Il dessine l’espoir et léger l’éconduit. Il est prépondérant sans qu’il y prenne part. Je vis au fond de lui comme une épave heureuse. A son insu, ma solitude est son trésor. Dans le grand méridien où s’inscrit son essor, ma liberté le creuse. Dans les rues de la ville il y a mon amour. Peu importe où il va dans le temps divisé. Il n’est plus mon amour, chacun peut lui parler. Il ne se souvient plus; qui au juste l’aima et l’éclaire de loin pour qu’il ne tombe pas ?
René Char - extrait de "Eloge d'une soupçonnée" - (c) Gallimard
vendredi 6 novembre 2009
Par citoyen lambda le vendredi 6 novembre 2009, 21:21
Le cheval est tombé du poème. Les Galiléennes étaient trempées de papillons et de rosée, qui dansaient sur les marguerites des près. Les deux absents : toi et moi, moi et toi, les deux absents. Deux blancs époux de mouettes conversent de nuit sur les branches des chênes. Pas d'amour, mais j'aime les poèmes d'amour anciens qui protègent la lune souffrante, de la fumée. Poussées et tirées, tel le violon dans les quatuors, je m'éloigne de mon temps quand je me rapproche Des reliefs du lieu... Plus de place dans la langue moderne pour fêter ce que nous aimons, tout ce qui adviendra... fut. Le cheval est tombé, baignant dans mon poème et moi je suis tombé, baignant dans le sang du cheval...
Mahmoud Darwich
extrait de Le cheval est tombé du poème (éditions Actes Sud 2006)
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