au frontispice d'octobre il gravait la pierre de ses doigts usés d'avoir trop enterrés de corps abandonnés "au vent mauvais" il gravait un dernier nom aimé un os pour ces chiens déjà morts
LES MOTS › poésie & poètes › poèmes approximatifs
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mercredi 6 octobre 2010
(sans titre)
Par citoyen lambda le mercredi 6 octobre 2010, 21:48
mercredi 25 août 2010
(sans titre)
Par citoyen lambda le mercredi 25 août 2010, 18:16
il disait encore que son dieu était un chien qui aboyait et que tu étais la caravane qui passait il disait aussi qu’il avait délaissé les étoiles de mer car elles dessinaient un ciel trop clair qui t’empêchait de dormir il disait qu’il voulait sourire avec ta bouche, respirer avec ta poitrine il disait qu’il aimait les 5 parfums de ta main il disait qu’il savait le lieu où naissent les vagues et qu’il te montrerait un jour elle ne savait pas qu’il avait vendu sa sagesse à un brocanteur
lundi 23 août 2010
(sans titre)
Par citoyen lambda le lundi 23 août 2010, 18:17
dans une pomme d’or, je dissimulais le parchemin de tes îles aux trésors, dans un pot de grès, je cachais la pomme d’or, dans le mur de pierre de la maison, je plaçais le pot de grès, au milieu de la forêt, dans une clairière ouverte à toutes lumières, je posais la maison, sur les flancs d’une montagne, dans une petite vallée creusée par un torrent, je plantais la forêt, auprès de la mer, aux confins des échanges, - lune et soleil mêlés à jamais - dans ce pays à la rencontre des langues, je fixais la montagne, au septième jour, me reposant, dans le vent qui se mit à souffler de la montagne, je dispersais mes cendres, elles firent une plaine fertile où s’enracinèrent les pêchers, pour te rassasier.
mercredi 18 août 2010
(sans titre)
Par citoyen lambda le mercredi 18 août 2010, 18:14
que faisions nous de l'inconstance de nos amours dans ce bar fébrile à l'atmosphère étonnée ? nous laissions aller nos tourments dans les faubourgs marchant sans but les mains sur les cœurs désirés.
dimanche 15 août 2010
(sans titre)
Par citoyen lambda le dimanche 15 août 2010, 18:11
toutes les portes que tu fermes en ton sein cherchant à t'isoler du mieux que possible non pas du froid ni de la chaleur mais d'improbables courants d'air, toutes ces portes que tu fermes en ton sein et ces mots rares comme autant d'échos de dynamite qui détruisent la roche et tu te tiens au bord des éboulis au bord de la tranchée qui devient la crevasse et plus elle s'élargit plus te voilà rassurée car la jonction est ta frayeur
mercredi 4 août 2010
(sans titre)
Par citoyen lambda le mercredi 4 août 2010, 18:24
à la frontière des vents, là où se tient une maison qui te ressemble, souffle un rai de lumière incertain. la montagne se meurt, dis-tu, alors que je n’entends rien. avant la Salomé, elle ne sera plus, qu’écorchée vive par les crocs du hasard ; les bergers délaisseront ses herbages, et la mer ne sera plus éclairée des feux allumés à son sommet. à la frontière des vents, non loin d’une chapelle qui nous désassemble, je reste sourd à l’angoisse de tes nuits, regardant le sommet avec envie, attendant qu’il nous illumine encore et embrase la mer.
dimanche 1 août 2010
(sans titre)
Par citoyen lambda le dimanche 1 août 2010, 18:20
mon dieu a le parfum de l’orange de Sicile, un goût rond comme les grains de sel d’avoine, une voix méditerranéenne perchée haut dans la chaleur du midi, un corps flouté par les oscillations des nuages épars, et sa main pétrit mes rêves, mon pain quotidien d’épices aux saveurs multicolores mon dieu n’a pas d’ombre ; il épouse toutes les ombres courbes que j’embrasse, son regard est comme le vent indispensable aux ondes radiophoniques, ses yeux sont les paroles du matin qui se perdent aux miroirs des salles de bain mon dieu est un étranger sans domicile fixe et sans papiers, il ne sait qu’écrire à l’encre des courbes des corps de femmes, ses mots sont des épaules, des hanches, des fesses, un ventre rond se prélassant sous des seins transatlantiques, il habite l’espace de mes mains qui brassent l’air iodé, il travaille au noir de l’encre de seiche dans le jardin de mes souvenirs à la peau de pêche mon dieu se consume dans la cheminée, sa chaleur fait fondre le gel, le beurre, les primevères et les krocus deviennent des forêts quand je cligne de l’œil en l’écoutant chanter, de sa voix haute perchée, la chaleur de mon sommeil mon dieu jamais ne me réveille mon dieu se prélasse comme j’embrasse, maladroitement mais jamais je ne mens, et l’air et l’eau dont mes lèvres ne se lassent, m’habillent d’une douce peau d’enfant mon dieu est un zèbre ou un sanglier, peu importe sa forme il est tigre de Sibérie, ou un escalier de pierre, une ville ouverte sur la mer, un pis rempli de vaches qui rient - dans toutes les langues, mon dieu comme j’aime tes paroles de mangues mon dieu n’est ni présence ni absence, point besoin de le prier, il danse, il n’a rien à offrir, à donner, peu lui importent justice et lâcheté, il n’est que ce petit arbre, ce mirabellier dont les fruits trahissent son unique vérité mon dieu est comme un chant dans l’eau, qui court dans le village aux mille canaux, il infuse comme le thé vert du printemps, sa douceur me saisit et me fait frissonner d’un plaisir chaque fois renouvelé mon dieu n’est pas un dieu, juste le kaléidoscope de mes yeux fermés pour mieux l’entendre, le parfum de l’orange de Sicile que tu tiens entre mains ; mon dieu n’est rien : c’est là sa force mon dieu ment comme je respire, c’est pour cela que j’aime sa compagnie, c’est un zèbre de Sibérie que l’on croise dans le haut Vallespir mon dieu n’est rien qu’un mot qui vient quand je suis nu mon dieu est nu, tout ce que mon corps nu – et toujours flou – me promet, me compromet, mon dieu est flou mon cœur se tait mon dieu est ma nudité, fragile imprudence dans l’hiver pudique et le silence du givre qui m’étreint
mercredi 2 juin 2010
et que voilà que - 1
Par citoyen lambda le mercredi 2 juin 2010, 07:05
et que voilà que s'amoncellent les nuages dessus le toit de la maison du village la seule encore habitée voyez l'échafaudage là où, un jour, tu es née oiseau de paysages
dimanche 30 mai 2010
(sans titre)
Par citoyen lambda le dimanche 30 mai 2010, 21:24
aime, ou va arbre perdu de la forêt devenu homme, sous la brise d'ange et de dentelle de ton bois huppé on fait l'instrument du ciel aux nuages bas
mercredi 26 mai 2010
(sans titre)
Par citoyen lambda le mercredi 26 mai 2010, 06:53
un temps troublée de nuages si proches du lilas du bout du monde elle exagère un ciel bleu qui monte à la cime des charmes
mercredi 5 mai 2010
sur le dos du cachalot
Par citoyen lambda le mercredi 5 mai 2010, 06:06
l'écuyère s'en est allée laissant le cirque comme la brise sur l'ombellifère elle a laissé son cheval couché sur un lit d'orties les feuilles arrachées des bras de l'automne recouvrent la bête inutile et l'écho triste de la fête au village se soumet au paysage
jeudi 8 avril 2010
(sans titre)
Par citoyen lambda le jeudi 8 avril 2010, 06:01
peut-on nommer les choses essentielles qu'il nous faut préserver cette diagonale qui de la Lune au Soleil se meurt dans le silence
mardi 30 mars 2010
l'inconsolable frénésie
Par citoyen lambda le mardi 30 mars 2010, 22:40
elle cherche la violence originelle des roches le cri et le geste qui brisera la carafe aux particules la tempête qui fera ployer la pleine lune ce n’est pas qu’elle aime les perturbations et les démons mais ils lui sont si naturels qu’elle saurait alors s’y tenir droite comme le i de l’effroi
mardi 16 mars 2010
(sans titre)
Par citoyen lambda le mardi 16 mars 2010, 07:35
dans le train qui te mène à la ville inondée, une femme parait dans le reflet de la vitre, son air neuf et apaisé mêlé à la précipitation des paysages, immédiatement effacés, te surprend dans un demi-sommeil et tu peines à te reconnaitre, fermant les yeux pour rester maître du temps
jeudi 11 mars 2010
(sans titre)
Par citoyen lambda le jeudi 11 mars 2010, 23:42
à défaut d'être là tu donnes le la à ces pauvres instruments désaccordés qui n'entendent déjà plus la mélodie que le temps fredonne à la cime du cèdre
mercredi 10 mars 2010
(sans titre)
Par citoyen lambda le mercredi 10 mars 2010, 06:43
le vent lissera l'émotion comme le temps lisse les arêtes des pierres de la chapelle esseulée seule la beauté douce et lointaine restera abandonnée aux promeneurs essoufflés aux vaches, aux moutons, aux mouches, à la nuit
mercredi 10 février 2010
Nous nous promenons dans les bois
Par citoyen lambda le mercredi 10 février 2010, 22:25
Nous nous promenons dans les bois , Là où nous avons la peau Sensible Des branches d'eau - vélocipèdes amoureux - S'entr'résonnent dans nos mémoires Nous vivons une époque moderne Où chaque trace de pas compte Manifestement , Nous aurions dû naitre avec de la couleur verte
(mai 1989)
vendredi 5 février 2010
L’instant après
Par citoyen lambda le vendredi 5 février 2010, 22:36
Les fenêtres ont gardé leurs yeux ouverts Comme des chuchotements de coquillages. La Lune dessine des vagues aphones Qui s’unissent au creux de ton rêve : elles te racontent les voyages d’une ombre, les orages qui se fanent, à l’aube de ton sourire et les soleils en hiver comme autant de lendemains émerveillés ; Elles se déroulent sur tes paupières Sêchant tes larmes en grains de sable Et jusqu’au creux de tes mains, elles te diront ce que nous avons toujours vu ensemble
(juillet 2002)
mercredi 20 janvier 2010
Au fil de l'eau
Par citoyen lambda le mercredi 20 janvier 2010, 22:38
Au fil de l'eau dit-on, au fil de l'air passent les tourments, indésirables heures de potence passent les gens qui armés de patience se contemplent défigurés armés de patience, dans le cercueil où nous rions faute de place, tournent les gens qui aiment sur place
(1991)
dimanche 17 janvier 2010
(sans titre)
Par citoyen lambda le dimanche 17 janvier 2010, 07:50
comme jadis au soleil elle lisait près l'ombrage des charmes où songent les tourmalines de son corps apaisé
(2007)
jeudi 7 janvier 2010
(sans titre)
Par citoyen lambda le jeudi 7 janvier 2010, 07:44
pour gagner quelques secondes de ce temps qui t’oppresse, tu fais trembler la terre un instant
lundi 28 décembre 2009
(sans titre)
Par citoyen lambda le lundi 28 décembre 2009, 07:47
près de la rivière s'épanche un pommier qui ne dort jamais seul il se dit sans courage a pourtant longtemps vécu sous l’orage
mercredi 23 décembre 2009
celui là
Par citoyen lambda le mercredi 23 décembre 2009, 07:48
celui là d’après c’est celui qui s’adresse à la houle et qui voulait parler toutes les langues - t’apprendre, pensait-il… celui là d’après c’est le pont et le passage le chemin de halage couvert de broussailles, herbes anciennes chargées d’histoires celui là d’après c’est celui qui fend la foule d’un pas léger, il rit dans toutes les langues - te surprendre… celui là d’après c’est le pont, le passage
samedi 19 décembre 2009
nuages en bikinis bleus
Par citoyen lambda le samedi 19 décembre 2009, 07:26
Les nuages très terre à terre, en bikinis bleus explosent fortement sur la nuit leurs douceurs amérindiennes Chaudement les hommes calfeutrés les pourchassent, l’œil fou sibérien en jurant - « Nom de Dieu ! » - toute leurs aventures romanesques, en crachant des bonjour furtifs et ankylosés sur le sol noir du dépit piteusement courageux L’auréole du troupeau s’évapore avec les râles intestins des fauves Et GOD, resté jusque là bien assis devant un poste de TSF où l’on ne diffuse que du thé à la menthe s’est écrié dans un mauvais jargon « Les mouettes ! lâchons les mouettes ! Bouffons du cœur et que crèvent les queues du diable ! »
(1987)
vendredi 18 décembre 2009
des poissons
Par citoyen lambda le vendredi 18 décembre 2009, 07:46
au mitan de ma vie dénudant la rebelle d’une opprobre presque maternelle j’apprenais une langue nouvelle faite de plumes plutôt que cris Eros se tenait là et hissait l’aube de sang pour la rebelle au corps blanc que je tutoyais de mes bras et maintenant que sonnent les cloches de la faim le chant au timbre faux d’Horus l’enfant hante mon cœur et mes tympans alors que la rebelle s’endort au matin on dit aussi que les poissons mangent la nuit
lundi 14 décembre 2009
jeu de l'écume
Par citoyen lambda le lundi 14 décembre 2009, 07:19
De la peur on ne retiendra que l'heure superbe quand vient le soir aux accents maritimes l'heure est à prendre et l'on peut deviner à travers la pénombre où te couche ce que les vagues veulent dire, - plus rien ne nous attend... Le roulement sourd et grave nous enveloppe le sable nous immobilise et le froid à peine deviné nous protège du vent qui chuchote le plaisir. Nous commençons un jeu alors que l'écume nous appelle : Tardivement, chaque note prend sa place dans la gamme de nos impatiences. L'insouciante mélodie a laissé son lit de pierres blanches à l'aveuglant rendez-vous des réverbères, sinistres lumières qui nous figent belle lumières qui séparent nos ombres. Nous répondons sans envies au questionnaire du sommeil - quel mur a porté votre enfance ? - quelle différence entre vos rêves et le cheval de Troie ? Un dernier dit à l'Océan: "tu es la survivance de tous nos rendez-vous anciens..."
(1989)
mardi 8 décembre 2009
une antiquité
Par citoyen lambda le mardi 8 décembre 2009, 06:58
Et les Dieux ne furent jamais aussi désespérés qu'aujourd'hui Car la Reine ( ô princesse irréelle de beauté ) Est morte De cette lassitude qui tombe comme la grêle Dès que les arbres se figent
(avril 1984 - ce n'est pas mon premier poème, mais c'est le plus ancien que j'ai gardé)
samedi 14 novembre 2009
allant chercher mes croissants
Par citoyen lambda le samedi 14 novembre 2009, 08:43
il voit son cœur sauter par la fenêtre qu'elle avait laissée ouverte négligemment elle avait dit : "dors encore un peu, je vais chercher des croissants, le soleil est déjà là."
