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les livres ordinaires du citoyen lambda

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lundi 10 janvier 2011

La première gorgée de bière (Philippe Delerm)

premiere_gorgee_biere.jpg Depuis le temps, je n'avais jamais trouvé le temps (ou l'envie) de lire ce petit recueil de nouvelles. C'est très bien... Le genre de livre à ne pas lire d'une traite (le procédé lasse vite, d'une lassitude heureusement qui se défait tout aussi vite). Beaucoup de nostalgie dans ces "petits riens" de la mémoire. Quelques "nouvelles" très fortes, comme celle sur l'odeur des pommes : "L'odeur des pommes est douloureuse"...

mardi 31 août 2010

Matin brun (Franck Pavloff)

Matin_Brun.jpg C'est un petit livre (un apologue nous dit kikipédia), pour tous les enfants, quel que soit leur âge, narrant la mise en place d'une dictature... Comment, avec nos petites lâchetés quotidiennes, notre envie de tranquillité, notre passivité face à de petits événements à priori anodins, une dictature se met en place. Ce n'est pas renversant mais c'est joliment fait et à relire et méditer, surtout en ces temps troubles (mais les temps ne sont-ils pas toujours troubles) où, d'un banal fait divers on laisse nos gouvernants faire des amalgames et désigner au bon peuple qui aspire à la tranquillité (nous, en somme) les coupables : les roms par exemple...

dimanche 8 août 2010

Le déjeuner des bords de Loire (Philippe Le Guillou)

dejeunerbordloire.jpg Philippe Le Guillou est un admirateur de Julien Gracq... Il l'admirait tellement qu'il est rentré en contact avec lui et l'a rencontré quelque fois, à Saint-Florent-le-Vieil, où demeurait l'auteur d'Un balcon en forêt. Les deux petits textes réunis dans cette édition (Le déjeuner des bords de Loire et Monsieur Gracq) relatent deux de ces rencontres. Il n'y a là ni critique littéraire de l'œuvre, ni biographie de Gracq ou autres révélations. Deux récits débordants d'admiration, un peu trop d'ailleurs. Mais ce qui m'a plu, c'est de retrouver l'ambiance du bourg de Saint-Florent, des hauteurs de son église abbatiale à la terrasse du restaurant au bord de la Loire (L'hostellerie de la Gabelle... le Sandre au beurre, miam miam miam). Il y a beaucoup de tranquillité, de douceur, à Saint-Florent, comme dans ce livre. Si vous rêvez d'aller dans ce village et que vous ne pouvez pas, commencez donc par lire Le déjeuner des bords de Loire.

vendredi 16 avril 2010

Vieille Sicile (Luigi Pirandello)

vieillesicile.jpg De Pirandello, je ne connaissais (approximativement) que son théâtre, qui jusqu'alors ne m'a guère emballé. Je trouve que c'est davantage un théâtre à voir qu'un théâtre à lire. Et puis, il y a des "saisons" dans la vie, pour le théâtre. Avec ce recueil de cinq nouvelles, me voilà en revanche séduit et conquis.
Par cette belle plume d'abord, sur laquelle on glisse sans accrocs. C'est limpide et clair et ça se lit presque distraitement. Presque, parce que les histoires nous retiennent par la manche. Des histoires simples (je veux dire, pas d'intrigue compliquée avec rebondissements) qui nous plongent dans le sud de la Sicile (Agrigente, la ville natale de Pirandello), au début du XXème siècle (ou fin XIXème) et de ses "petites" gens. Entre misère et "archaïsme", tradition et légendes, fierté et espoir, il y a avant tout une forte mélancolie qui se dégage de ces nouvelles où se pose la question que l'individu occupe dans la société. C'est particulièrement vrai avec les deux nouvelles, L'autre fils (adapté au cinéma par les frères Taviani, dans Kaos) et l'Etranger, qui se dégagent de cette compilation. Un livre qui m'a donné envie de me plonger dans l'eau méditerranéenne, et dans le recueil Nouvelles pour une année (431 nouvelles !) du même auteur.

mardi 13 avril 2010

Trois proverbes de l'enfer (William Blake)

blakeharpoet.jpg Harpo &, l'éditeur que je préfère (en ce moment) pour la très grande qualité de ses productions et pour ses choix éditoriaux, a eu la bonne idée de ressortir ce petit livre. Petit par la taille : il tient dans une main, se glisse facilement dans une poche et dès lors, il vous accompagne en toute situation, ce qui est d'un grand secours. Car, au travail ou chez des amis, dans les transports en communs ou seul dans la forêt ardennaise, rien d'autre ne produira autant d'effet qu'un proverbe de l'enfer ! Je vous en laisse trois, en V.O. non sous-titrée (par feu Jean-Pierre Weil dans cette édition) :

  • The Head Sublime, the heart Pathos, the genitals Beauty, the hands & feet Proportion.
  • The fox provides for himself, but Gods provides for the lion.
  • Prisons are built with stones of Law, Brothels with bricks of Religion.

dimanche 11 avril 2010

Philosopher comme un chien (Michel Onfray)

philochien.jpg Je me suis bien amusé à lire ce recueil des chroniques qu'a tenues Michel Onfray dans le futur feu Siné Hebdo. C'est plaisant à lire, peu ennuyeux, pas du tout politiquement correct - comme on dit de nos jours -, parfois avec un peu de mauvaise foi (mais c'est cela qui est bon et nécessaire, surtout dans l'exercice de chroniqueur) et l'ouvrage contient quelques portraits ciselés dans un beau vitriol qui fait mouche ! Ainsi la Sainte Ségolène du Poitou (cible facile me direz-vous), et bien d'autres, dont quelques "intouchables" (Freud par exemple) ou le petit cercle des "intellectuels" bien en vue qui occupent depuis les années 80 l'espace médiatique... Peut-on parler d'espace à propos d'un champ si réduit ?

Mais l'ouvrage n'est pas qu'un chamboule-tout. Il contient aussi des chroniques qui ouvrent l'esprit vers d'autres horizons et des pistes de réflexions. C'est d'ailleurs cela que j'aime chez Michel Onfray. On peut lui reprocher d'être parfois approximatif (pas moi, je suis dix mille fois plus approximatif que lui !) dans l'usage qu'il fait des textes mais c'est un philosophe de l'action et du présent. Pour lui, la philosophie n'est pas que réflexions et pensées, mots et phrases, mais aussi un moyen de lutte et d'engagement. L'Université populaire de Caen en est un bon exemple : je ne me contente pas d'essayer de transmettre mes idées mais je donne à tous les moyens de se faire sa propre idée. Voilà ce que j'aime chez cet homme, même si je ne partage pas toutes ses opinions : il est engagé, plus qu'enragé et nous invite au débat plutôt qu'à la contemplation du banquet duquel nous sommes exclus.

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lundi 29 mars 2010

Humanisme et contemporanéité (Ossip Mandelstam)

mandelstamh_c.jpg Dans ce petit livre, le toujours génial éditeur Harpo & réunit 2 courts essais de Mandelstam. Le premier est consacré à Piotr Tchaadaev, penseur "occidentaliste" de la Russie du XIXème siècle - quelques infos ici. C'est l'occasion de "réhabiliter" Tchaadaev et sa pensée, en insistant d'abord sur le rêve d'un désarmement "spirituel" général (l'essai est publié en 1914) et surtout sur le caractère national comme déploiement achevé de la personnalité, et de la Russie comme source de la liberté morale absolue. L'occasion de souligner que l'Occident ne représente pas nécessairement le "graal".
Le second essai, écrit en 1923, à l'heure où la Révolution Russe commence à se consolider et à se stabiliser, interroge la notion de structure sociale, au travers de la métaphore de l'urbanisme. Certaines époques disent qu'elles n'ont rien à faire de l'homme, qu'il faut l'utiliser comme briques ou ciment, qu'il faut construire à partir de lui et non pour lui. L'architecture sociale se mesure à l'échelle de l'homme. Parfois, elle se fait hostile et tient sa grandeur de l'humiliation et de l'anéantissement de l'homme.
Un sujet toujours d'actualité...

mardi 23 mars 2010

Le prisonnier du Caucase et autres nouvelles (Vladimir Makanine)

makaninepdc.jpg Quatre heures de train dans la journée, c'est parfait pour lire. Et quand il s'agit de Vladimir Makanine, c'est encore mieux. Dérive d'une société russe en pleine mutation, personnages perdus, trop longtemps formatés par un système (plus qu'une idéologie - il n'y a aucun regret et aucune complaisance pour l'homo sovietcus chez Makanine), inadaptés...

La première nouvelle, qui donne son titre à l'ouvrage, est une évocation du conflit absurde du Caucase (où les russes arment eux mêmes leurs ennemis). Pas un récit de guerre, mais plutôt la question de la place de la beauté dans la guerre (c'est écrit en quatrième de couverture, cette phrase... Je n'aurai pas trouvé cela tout seul). La beauté des montagnes, la beauté de ce jeune "rebelle" capturé comme monnaie d'échange, qui touche le soldat aguerri. Mais qu'est-ce qui me retient ici ? Les montagnes ? questionna-t'il à voix haute, en colère contre lui même.(...) et pourtant, si c'étaient malgré tout les montagnes ? Leurs sommets jaunis par le soleil s'élevaient çà et là. Les montagnes, oui, les montagnes. Depuis tant d'années, leur grandeur, leur solennité silencieuse lui vrillaient le cœur. Mais, au fond, que voulaient-elles lui dire avec leur beauté ? De quoi lui parlaient-elles ?

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lundi 22 mars 2010

La belle Lurette / Le tout sur le tout (Henri Calet)

la-belle-lurette_couv_book_medium.jpg toutsurtout.jpg
C'est toujours le même chien de ma connaissance (voir ici) qui m'a "caletisé", m'offrant un jour La belle lurette, livre que j'ai dévoré comme un paquet de croquettes pour animal domestique de la vie moderne. Mais Calet, c'est bien plus que des croquettes ! C'est de la bonne viande, bien fraiche (ou de bons légumes du jardin, pour les "bios"). Ce n'est pas de littérature industrielle et en boite : c'est un style, presque unique, et qui semble tellement simple (alors que le brave homme usait ses nuits sur ses articles). Et puis c'est une époque, celle de l'immédiat avant-guerre ou immédiat après-guerre. C'est Paris aussi, le Paris "populaire", comme on dit parfois, sans jamais trop savoir ce que revêt vraiment cette définition. Calet, c'est un marcheur, un flâneur, un observateur, ... de la ville, de l'âme (la sienne surtout, tout du moins dans ces deux livres), des "petites" gens comme des "grandes". Calet, c'est de l'humour, de l'émotion, de l'aventure avec le quotidienne. Calet, c'est aussi une vie ! Je vous laisse le soin de dénicher sa biographie, je ne vais pas faire ici du mauvais copier/coller. Ou mieux, le meilleur moyen d'appréhender sa vie est justement de lire ces deux livres, largement autobiographiques, sans être pour autant une autobiographie.

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mercredi 10 mars 2010

Est-ce que tu m'aimes encore ?

tsetaieva_rilke.jpg Je t'aime et je veux coucher avec toi, cette concision n'est pas permise à l'amitié. Mais je le dis d'une autre voix, presque dans le sommeil, profondément dans le sommeil. Je sonne tout autre chose que la passion. Si tu me prenais contre toi, tu prendrais contre toi - les plus beaux déserts lieux. (Marina Tsvétaïeva).

Ah ! les femmes russes ! On excuse tout à Tsvétaïeva : sa plume est faite de sels d'argents.

Très belle découverte que cette correspondance Tsvétaïeva - Rilke, témoignage d'une passion uniquement épistolaire (ils ne se rencontreront jamais). Force vive du sentiment amoureux au travers de l'écriture uniquement. Après le décès de Rilke, cette ultime carte de Tsvétaïeva :


   Nous rencontrer ici, nous n'y avons jamais cru ni l'un ni l'autre; 
   comment être d'ici, n'est-ce pas ?    Tu es parti devant et tu fais de l'ordre, 
   pas dans la chambre, pas dans la maison, dans le paysage, 
   pour bien me recevoir.

   Je t'embrasse sur la bouche ? la tempe ? le front ? Plutôt sur la bouche, 
   comme pour un vrai vivant (car tu n'es pas mort)

vendredi 19 février 2010

Elle, par bonheur, et toujours nue

elle.jpg Guy Goffette est un poète (le titre du livre est à lui seul un poème). Cette courte biographie romancée de Pierre Bonnard et de Marthe (sa muse, sa femme) est un très beau poème sur l'amour, la peinture et la couleur.

dimanche 7 février 2010

La frayeur (Vladimir Makanine)

frayeur.jpg
Les nuits de la pleine lune, Piotr Alabine erre et cherche à assouvir sa soif de femmes et de désirs, dans son petit village de datchas près de Moscou, autour d'un monde qui se désagrège (chute de l'URSS). Mais le barbon n'est ni obsédé, ni fou : alors que tout s'écroule (lui même étant le "vieux"), il entend dévorer la vie à pleine dents, sans contraintes : un homme libre. Ce roman attachant, émouvant, drolatique, historique (la chute de la Maison Blanche) m'a complètement happé et j'ai eu bien de la tristesse de quitter le vieux birbe Alabine...

dimanche 31 janvier 2010

Du Témoignage (John Norton Cru)

du_temoignage.jpg Voilà un petit ouvrage remarquable, sur le témoignage et l'histoire. Si l'objet d'étude de John Norton Cru est constitué des témoignages de la Grande Guerre, les mécanismes qu'il met à jour sont transposables, non pas seulement à tout objet d'étude de l'histoire ou de la guerre, mais aussi ancrés dans notre vie quotidienne (ainsi par exemple les rapports de hiérarchie dans le monde du travail).

mercredi 27 janvier 2010

La couleur de la guerre (Arkadi Babtchenko)

couleurguerre.gif
Plus qu'un récit sur les guerres de Tchétchénie (vu du côté russe), Arkadi Babtchenko dresse le tableau du délabrement total de l'armée russe et décrit, dans une langue plutôt "remarquable", le désespoir et le sacrifice d'une génération de jeunes russes. C'est très "noir", certes, mais c'est aussi très "fort".

dimanche 24 janvier 2010

La Ravine (Sergueï Essénine)

LaRavine.jpg Il n'a écrit qu'un roman, le poète russe, dans sa jeunesse (il avait 18 ans). Mais quel roman ! Chaque phrase est débordante de vie. La nature - tantôt magnifique, tantôt hostile - y est superbement décrite, dans une langue très poétique. De même ces personnages attachants que sont les habitant de La Ravine, petit village russe du début du XXème siècle, leur vie rude et simple, leurs coutumes, leurs rencontres, amitiés, amours... Tout est si simple, si évident et si magnifiquement écrit. Je porte désormais La Ravine en moi, car rien du cœur ne se perd.
Et quel livre aussi, amoureusement édité par Harpo &...

LaRavine2.jpg

jeudi 14 janvier 2010

La rivière de l'oubli

rivieredeloubli.gif Toujours la montagne, toujours cette féérie des paysages, toujours la mémoire, des thèmes chers à cet auteur. Mais j'ai trouvé ce livre moins fort que les précédents... En tout cas, cela fait un bel itinéraire de rando !

La rivière de l'oubli, de Julio Llamazares, aux éditions Verdier.

mardi 12 janvier 2010

L'amour fou (André Breton)

amourfou.jpg André Breton, je l'ai aimé et dévoré dès que je l'ai lu; puis l'ai délaissé, effrayé par son "dogmatisme". J'y reviens aujourd'hui, à l'heure du premier bilan, avec ce livre notamment, l'Amour Fou, éloge de la passion comme seule sagesse...

dimanche 10 janvier 2010

Scènes de cinéma muet

cinemamuet.gif C'est le roman de Julio Llamazares que j'ai préféré, peut-être à cause de son rapport à la photographie, à la mémoire et au souvenir. En tout cas, j'ai adopté cet auteur !

Scènes de cinéma muet, de Julio Llamazares, aux éditions Verdier

samedi 9 janvier 2010

Abbés (Pierre Michon)

abbes.gif J'ai été plutôt déçu par Les Onze, le dernier livre de Pierre Michon. Alors, pour ne pas rester sur une impression négative, j'ai lu Abbés et bien m'en a pris. Trois récits situés autour de l'an Mil, décrivant la fondation de trois abbayes. C'est comme toujours magnifiquement écrit (et, à noter, d'un style plus dépouillé que d'habitude et plus abordable) et je me suis trouvé complètement transporté dans cette époque. De là à me faire abbé ? Il n'y a qu'un pas, que j'hésite encore à franchir, mais après tout, pourquoi pas ?

jeudi 31 décembre 2009

Travaux (Georges Navel)

travaux.gif Récit de sa vie de manœuvre et de journalier, Travaux est bien plus qu'un livre sur la condition ouvrière. C'est avant tout le récit de l'itinéraire d'un homme "libre", fier de sa condition, et une ode à l' "amour" du travail manuel et à la nature.

"On ne sait pas pourquoi on revient. Manger des cerises, se crever moins que sur un chantier ? Ça aussi. 
On vient compter ses années là pour que l'année compte, pour avoir vécu un printemps de plus, s'être
senti sur terre au retour de mai. C'est une fête que le saisonnier se donne. Il recueille le printemps un 
bon mois."



navel1.jpg

jeudi 24 décembre 2009

Vies Minuscules (Pierre Michon)

vies_minuscules.jpg Bien que difficile d'accès - pour moi en tout cas (Pierre Michon a un style, comme on dit, une écriture très riche et bien à lui) - ce livre est un petit trésor qui brille dans ma modeste bibliothèque. Mêlant fiction et autobiographie, il donne vie à des personnages en apparence "minuscules" dans lesquels il interroge sa difficile et douloureuse genèse d'écrivain. Livre majuscule par l'émotion qu'il dégage.

jeudi 3 décembre 2009

Lune de Loup

lunedeloups.gif Histoire sur près de dix années de jeunes républicains, cachés dans la montagne après la victoire du franquisme. Ce roman, inspiré de faits réels, démontre à quel point Julio Llamazares est un grand poète des paysages rudes et arides.

Lune de Loups, de Julio Llamazares, aux éditions Verdier.

mercredi 2 décembre 2009

Félix Fénéon - Nouvelles en trois lignes

felixfeneon.jpg Un chien de ma connaissance, fort cultivé, m'a fait découvrir Félix Fénéon et ses fameuses "Nouvelles en trois lignes". Il s'agissait d'une rubrique du journal Le Matin où étaient consignées des dépêches, courtes. Félix Fénéon en a fait un "art". Peu lui importait le fond de la dépêche, mais la forme. La compilation de toutes ces "brèves" est passionnante. Elle nous donne la réalité sous une autre forme, concise, souvent drôle (malgré les événements tragiques). Amis de twitter, procurez-vous vite cet ouvrage indispensable, et prenez en de la graine ! Ennemis de twitter aussi !

Je confesse que mon projet initial en ouvrant ce beulogue, était de m'inspirer de ce brave Félix, et de rédiger des billets en 3 lignes... Je me suis vite aperçu que j'étais à mille lieues de son talent. En tout cas merci Félix, qui m'a donné l'impulsion et merci qui tu sais, pour Félix...

vendredi 20 novembre 2009

Un balcon en forêt

Après avoir rencontré le succès public et critique avec Le Rivage des Syrtes (sublime), Gracq écrivit son chef d'oeuvre :
balcon.gif

en savoir plus sur le site des Editions José Corti.

samedi 7 novembre 2009

La pluie jaune

pluiejaune.gif Dans un village abandonné des Pyrénées espagnoles, un vieil homme entreprend le "travail de deuil" du village et s'abandonne lui-même aux fantômes, jusqu'à s'effacer. A la fois glaçant et merveilleux...

La pluie jaune, de Julio Llamazares, aux éditions Verdier.

samedi 31 octobre 2009

L'usage du monde (Nicolas Bouvier)

usagemonde.gif Plus qu'un récit de voyage, l'Usage du Monde est un itinéraire poétique et initiatique, à travers un monde doublement perdu, pour moi en tout cas.