dans une pomme d’or, 
je dissimulais le parchemin de tes îles aux trésors,

dans un pot de grès, je cachais la pomme d’or,

dans le mur de pierre de la maison, je plaçais le pot de grès,

au milieu de la forêt,
dans une clairière ouverte à toutes lumières, 
je posais la maison,

			sur les flancs d’une montagne,
dans une petite vallée creusée par un torrent, 
je plantais la forêt,
	
	auprès de la mer, aux confins des échanges, 
			  - lune et soleil mêlés à jamais - 
dans ce pays à la rencontre des langues, 
je fixais la montagne,

			au septième jour, me reposant,
dans le vent qui se mit à souffler de la montagne, 
je dispersais mes cendres,

elles firent une plaine fertile
où s’enracinèrent les pêchers,
pour te rassasier.