à la frontière des vents,
là où se tient une maison qui te ressemble,
souffle un rai de lumière incertain.
la montagne se meurt, dis-tu, 
alors que je n’entends rien.

avant la Salomé, elle ne sera plus,
qu’écorchée vive par les crocs du hasard ;
les bergers délaisseront ses herbages,
et la mer ne sera plus éclairée des feux allumés à son sommet.

à la frontière des vents, 
non loin d’une chapelle qui nous désassemble,
je reste sourd à l’angoisse de tes nuits, 
regardant le sommet avec envie,
attendant qu’il nous illumine encore et embrase la mer.