Et oui, dans quel monde on est ! Merci au truculent Xavier Bertrand pour cette belle déclaration dans son exercice de défense de son collègue W... (trop compliqué à écrire ce nom). Ah oui, dans quel monde on est, dans quel monde on vit ! On ne peut même plus partir en vacances tranquille, voilà que tout s'agite et tous s'énervent...

Ceci dit, entendre dans la bouche de "responsables" politiques, qui plus est de droite, une dénonciation de méthodes fascistes (Xavier Bertrand, imité par l'inénarrable Nadine Morano qui a rajouté dans sa dénonciation indignée la collusion politico-médiatico-trotskyste - ouarf ! ), une presse des années 30 (Estrosi, le motodidacte comme l'appelle le Canard), c'est assez rigolo, non ?

Savent-ils seulement de quoi ils parlent ? Eux qui appartiennent à un gouvernement dont l'un des horizons est la remise en cause du programme du Conseil National de la Résistance (C.N.R.), programme qui entendait - entre autre - garantir une presse libre... Presse "libre", un thème pourtant très cher à ce gouvernement ; l'actualité récente est là pour nous le rappeler même si, après tout, on s'en fout quand même un peu du limogeage des "humoristes" de France Inter ou de la tentative d'intervention du petit Président dans l'actionnariat du journal du Monde...

Dans quel monde on est ! Ce qui inquiétant dans cette histoire, c'est aussi la collusion et la confusion (entretenue) entre "média", "presse" et l'internet. Et c'est toujours l'irrésistible Nadine Morano qui s'y colle. Faire semblant de ne voir en Médiapart qu'un site internet, et non un média, au même titre que les vendeurs de papier, avec leurs rares qualités et leurs gros défauts - mais là n'est pas le débat -, c'est une offensive de plus vers l'internet, totalement incompris de ces gens là. Si cela ne se termine pas par une n-ième loi visant à "brider" et "museler" l'expression sur le net, on aura du bol...

Dans quel monde on est ! Les riches ne peuvent même plus faire leurs affaires de riches sans que cela soit exposé sur la voie publique... Ce qui est intéressant à noter, dans cette histoire Bettancourt / Woerth (j'y suis arrivé !), ce sont les sommes... Tout semble hors proportion... 40 millions par là, un petit milliard par ici, 150000 euros de salaire, 50000 euros à retirer chaque semaine en liquide pour les petits "achats", j'en passe et des meilleures...

Dans quel monde on est ! Ben à vrai dire, je ne sais pas... Pas dans le mien en tout cas, c'est sûr...

(pendant ce temps là, parait que le vautour de France est en lice et que François Bêêêêê-rou est content : y'aura de l'orange à la finale de la coupe du monde !).