au mitan de ma vie
dénudant la rebelle d’une opprobre presque maternelle
j’apprenais une langue nouvelle
faite de plumes plutôt que cris

Eros se tenait là
et hissait l’aube de sang
pour la rebelle au corps blanc
que je tutoyais de mes bras

et maintenant que sonnent les cloches de la faim
le chant au timbre faux d’Horus l’enfant 
hante mon cœur et mes tympans
alors que la rebelle s’endort au matin

on dit aussi que les poissons mangent la nuit