Les fenêtres ont gardé leurs yeux ouverts
Comme des chuchotements de coquillages.
La Lune dessine des vagues aphones
Qui s’unissent au creux de ton rêve :
elles te racontent les voyages d’une ombre,
les orages qui se fanent, à l’aube de ton sourire
et les soleils en hiver
comme autant de lendemains émerveillés ;
Elles se déroulent sur tes paupières
Sêchant tes larmes en grains de sable
Et jusqu’au creux de tes mains,
	elles te diront ce que nous avons toujours vu ensemble

(juillet 2002)