exile-on-main-street-front.jpg A l'occasion du festival de Ca-cannes sort un documentaire sur l'enregistrement d'Exile on Main Street, album magistral du début des années 70. Je ne l'ai pas encore vu, aussi je n'en parlerai pas pour le moment, mais c'est l'occasion d'exhumer ce disque que je n'avais pas écouté depuis longtemps.

D'Exile, je ne dirai pas que c'est mon album préféré des Stones (d'ailleurs, je n'en ai pas : c'est plus simple) et j'ose même avouer que j'ai parfois du mal à l'écouter d'une traite. Pourtant, je me sens toujours très proche et très familier de ce disque. La pochette d'abord, signée Robert Frank est vraiment magnifique et elle m'émerveille... On préférera à juste titre, et comme souvent, une édition vinyle, à moins de disposer d'une bonne loupe. Mais ce qui fait le charme de ce disque, c'est la très forte unité de son et d'ambiance(s) dans la diversité des titres proposés. Pas de tube imparable, mais une suite cohérente de titres aux inspirations diverses, ancrées néanmoins dans la tradition de la musique du sud (des Etats-Unis). Parfum de décadence, disent certains, personnification du triptyque sex-drugs-rock'n'roll assurent les autres, Exile on Main Street est un trésor, comme une bouteille de vin de Bourgogne qu'on laisse vieillir dans sa cave avec l'assurance que le breuvage ne virera jamais vinaigre. Pour moi, il contient les chefs d'œuvres (entendez par là les titres que je "préfère") Shake Your Hips, Sweet Virginia, Sweet Black Angel, Ventilator Blues, Let it Loose, ... Dès que je met une oreille là dedans, je n'en sors plus pendant longtemps. Une bien belle ivresse, un peu triste parfois, mais qui élève ma petite âme...