La Belle Lurette est son premier ouvrage, tendre et doux... désinvolte et malicieux - disent certains - en tout cas attachant, terriblement attachant ! Dans Le Tout sur le Tout, Calet reprend des éléments de sa biographie déjà évoqués dans La Belle Lurette, mais le ton, s'il est toujours plein de charme, prend aussi une couleur mélancolique, triste parfois. Sans jamais se laisser aller au désespoir, c'est aussi le livre d'un homme au mitan de sa vie, exposant ses blessures ; la Seconde Guerre Mondiale est passé par là, mais aussi la perte de l'aimée. Et puis l'âge, le temps qui avance inexorablement, l'usure parfois. Le printemps et l'automne... C'est aussi une sublime évocation du Paris de la première moitié du XXème siècle (de sa naissance en 1904 jusqu'à ce livre en 1948), et du XIVème arrondissement surtout (qui a bien disparu aujourd'hui, il faut le dire).