La seconde nouvelle met en scène la décomposition de l'URSS, transposée dans le monde clos d'un goulag. Une lettre gravée sur la montagne, dont personne ne sait ou ne dit de quel mot elle est le premier caractère, comme un espoir et un but. Et soudain, tout le système s'écroule peu à peu, laissant des hommes à la fois ivres de bonheur, mais ne sachant qu'en faire car sans repères devant cette situation nouvelle. On passe d'une violence absurde à une autre. L'important pour une idée, c'est de ne pas disparaitre. D'être, tout simplement. La survie d'une idée lui confère un sens.

Le troisième récit raconte le naufrage individuel d'un homme qui ne parvient pas à maîtriser ses pulsions violentes, malgré les soutiens de sa femme et de ses amis. C'est peut-être pour moi le récit le plus énigmatique (et le moins captivant) de ce recueil.

Le dernier récit, lui, est sublime. Un couple à la dérive, retournant constamment dans le passé et les souvenirs à la recherche de sens pour un quotidien devenu presque "minable". Avec cette sublime trouvaille, du retour vers le passé. Le passage étroit, c'est le nom que je donne à nos changements globaux.
En règle générale, le passé ne nous attend pas.