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C'est toujours le même chien de ma connaissance (voir ici) qui m'a "caletisé", m'offrant un jour La belle lurette, livre que j'ai dévoré comme un paquet de croquettes pour animal domestique de la vie moderne. Mais Calet, c'est bien plus que des croquettes ! C'est de la bonne viande, bien fraiche (ou de bons légumes du jardin, pour les "bios"). Ce n'est pas de littérature industrielle et en boite : c'est un style, presque unique, et qui semble tellement simple (alors que le brave homme usait ses nuits sur ses articles). Et puis c'est une époque, celle de l'immédiat avant-guerre ou immédiat après-guerre. C'est Paris aussi, le Paris "populaire", comme on dit parfois, sans jamais trop savoir ce que revêt vraiment cette définition. Calet, c'est un marcheur, un flâneur, un observateur, ... de la ville, de l'âme (la sienne surtout, tout du moins dans ces deux livres), des "petites" gens comme des "grandes". Calet, c'est de l'humour, de l'émotion, de l'aventure avec le quotidienne. Calet, c'est aussi une vie ! Je vous laisse le soin de dénicher sa biographie, je ne vais pas faire ici du mauvais copier/coller. Ou mieux, le meilleur moyen d'appréhender sa vie est justement de lire ces deux livres, largement autobiographiques, sans être pour autant une autobiographie.