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Tag - Sergueï Essénine

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lundi 27 septembre 2010

Là-bas sur l’étang (Sergueï Essénine)

Là-bas sur l’étang s’est tissé le rouge de l’ourlet du ciel
le coq de bruyère, il se lamente, et avec lui tout gémit dans les pins
 
le merle, lui aussi, se lamente et ne sort plus
Mais en moi, rien qui voudrait pleurer, le cœur est illuminé tout autour :
 
Ce chemin, qui se ferme vers le tournant, c’est par là que je te verrai venir,
le foin, résigné, nous attend déjà, nous n’avons pas besoin de rester debout.
 
je t’embrasse jusqu’à te boire, ma main, elle te saisit - comme on saisit une feuille.
Lorsque la joie vole son sens, mot et discours sont las.
 
J’embrasse par là les doigts, où sont drap et voile,
aussi longtemps que la nuit voudra demeurer la nuit, tu resteras ivre de moi,
enfant.
 
Toi coq de bruyère, tu te lamentes donc, tu résonnes donc, pins :
elle n’est pas lourde, la mélancolie là au rouge de l’ourlet du ciel
 
[Sergueï Essenine - 1910]

(traduction / adaptation de Gil Pressnitzer, publié sur Esprit Nomades)

dimanche 24 janvier 2010

La Ravine (Sergueï Essénine)

LaRavine.jpg Il n'a écrit qu'un roman, le poète russe, dans sa jeunesse (il avait 18 ans). Mais quel roman ! Chaque phrase est débordante de vie. La nature - tantôt magnifique, tantôt hostile - y est superbement décrite, dans une langue très poétique. De même ces personnages attachants que sont les habitant de La Ravine, petit village russe du début du XXème siècle, leur vie rude et simple, leurs coutumes, leurs rencontres, amitiés, amours... Tout est si simple, si évident et si magnifiquement écrit. Je porte désormais La Ravine en moi, car rien du cœur ne se perd.
Et quel livre aussi, amoureusement édité par Harpo &...

LaRavine2.jpg